« Oui », dit-il finalement. « Mais jamais pour toi. »
Elle aurait dû partir ce soir-là. Elle aurait dû écouter cette petite voix qui lui répétait qu’un homme comme Roman Kane n’apportait jamais une vie tranquille. Mais elle resta.
Parce qu’il ne lui mentait pas. Parce qu’il ne lui promettait pas des contes de fées. Parce qu’avec lui, pour la première fois, elle n’avait pas l’impression d’être admirée pour sa beauté ou utilisée pour sa gentillesse. Il la regardait comme si elle était une force.
Ils se marièrent dix-huit mois plus tard, lors d’une cérémonie discrète dans un domaine privé sur la côte. Roman ne portait qu’une simple alliance noire. Bianca une robe élégante sans extravagance. Il n’y avait ni célébrités ni photographes. Seulement quelques proches, des hommes silencieux en costume sombre, et la mère de Roman, Vivienne Kane, qui n’avait pas souri une seule fois de toute la journée.
Vivienne n’avait jamais accepté Bianca.
Pour elle, Bianca n’était qu’une fille de quartier populaire, une serveuse devenue gestionnaire, une femme sans nom célèbre, sans fortune familiale, sans pedigree. Elle supportait difficilement l’idée que son fils, l’homme le plus puissant de leur empire, ait choisi une femme qui ne venait pas de leur monde.
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