MON COPAIN DE 18 ANS ET MOI NOUS PRÉPARIONS POUR LA PREMIÈRE FOIS, MAIS LE SECRET DERRIÈRE SA MALADRESSE A BRISÉ MON CŒUR QUAND LA VÉRITÉ CRUE A ÉTÉ RÉVÉLÉE.
À dix-huit ans, on rêve souvent de longs voyages ou de fêtes jusqu’à l’aube, mais je me suis retrouvée coincée dans le silence pesant d’un studio de dix mètres carrés. Sous la lumière d’un néon vacillant sur le point de griller, l’ombre de Théo s’étirait sur le mur écaillé, tremblant pitoyablement. La chaleur du vieux ventilateur soufflant sur mon visage n’apaisait pas le froid qui s’installait entre nous.
Cinq minutes plus tôt, nous étions si proches. Tout se passait comme dans un rêve : des baisers maladroits, des gestes instinctifs et le souffle court de la jeunesse. Mais au moment fatidique, alors que j’étais prête à tout lui donner, Théo s’est figé. Il m’a lâchée, le visage blafard, et son intimité a soudainement refusé d’être au rendez-vous, comme un refus silencieux. Théo s’est empressé de remonter la couverture, se tournant vers le mur, ses épaules frêles secouées de spasmes.
Je suis restée là, entre déception et un brin d’amour-propre blessé, mais ces sentiments ont vite laissé place à la douleur pour lui. J’avais connu deux relations auparavant, rien d’extraordinaire, mais assez pour comprendre que ce n’était pas sa faute. Théo était un puceau, une page blanche, alors que moi, aux yeux de la société, j’étais peut-être déjà une page avec quelques taches d’encre. Je pensais que sa maladresse venait de la pression liée à notre différence d’expérience, mais il y avait quelque chose dans sa façon de se recroqueviller qui m’inquiétait.
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