— « Comment te sens-tu aujourd’hui ?»
Après bien des larmes, des disputes et des doutes, nous avons enfin pris notre décision. Nous nous sommes mariés. Pas de grande fête. Pas de musique ni d’invités de marque. Juste un repas simple avec quelques amis proches. Je portais une robe rouge foncé. Manuel avait enfilé un vieux costume, parfaitement repassé.
Certains nous ont félicités. D’autres ont secoué la tête, désapprobateurs. Je les ai tous écoutés… mais je n’avais plus vingt ans pour vivre selon l’avis des autres.
La nuit de noces est arrivée. Rien que de prononcer ces mots, j’ai souri, gênée. La chambre était propre, avec des draps neufs. Assise au bord du lit, je sentais mon cœur battre la chamade, comme si j’étais redevenue une jeune fille.
J’étais nerveuse. Un peu honteuse. Un peu excitée.
Manuel est entré dans la chambre et a refermé doucement la porte derrière lui… Et à cet instant… mon cœur s’est mis à battre encore plus fort. Si vous voulez savoir ce qui s’est passé ensuite lors de cette nuit de noces inattendue… continuez à lire le récit dans le premier commentaire.
Manuel s’est approché de moi avec une infinie lenteur, comme s’il craignait de briser un rêve de quarante ans. Ses mains, marquées par le temps mais toujours aussi douces, se sont posées sur mes épaules. Alors qu’il m’aidait délicatement à défaire la fermeture de ma robe, le silence de la chambre est devenu sacré. Mais quand le tissu a glissé, dévoilant ma peau à la lumière tamisée, j’ai vu son regard se figer. Un frisson m’a parcourue, mélange de pudeur et d’angoisse, avant que je ne baisse les yeux sur lui à mon tour.
Le choc m’a frappée en plein cœur, suivi d’une tristesse lancinante : sur son torse, là où battait autrefois le cœur fougueux du jeune homme de vingt ans, courait une immense cicatrice violacée, vestige d’une lourde opération à cœur ouvert qu’il ne m’avait jamais mentionnée. Et sur son bras, des marques d’ecchymoses sombres trahissaient une fragilité que son sourire avait si bien cachée.
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