Walker leva lentement les yeux vers elle.
— Ce tatouage… il appartenait à son unité spéciale. La Vipère Noire. Ils étaient huit. Huit hommes envoyés là où personne d’autre n’acceptait d’aller. Ils sauvaient des otages, entraient derrière les lignes ennemies, faisaient le sale travail que le gouvernement refusait même d’admettre.
Il regarda à nouveau le tatouage.
— Ton père était leur chef.
Les cadets restaient silencieux.
Madison avait arrêté de filmer depuis longtemps.
Walker inspira difficilement.
— Officiellement, ils sont morts dans une embuscade. Officiellement, il n’y a eu aucun survivant.
Olivia serra légèrement la mâchoire.
— Officiellement.
Walker comprit immédiatement.
— Tu sais autre chose.
Olivia regarda autour d’elle.
Puis elle parla assez fort pour que tout le monde entende.
— Mon père n’est pas mort dans une embuscade.
Le silence se transforma en choc pur.
— Il a été abandonné.
Walker devint livide.
— Fais attention à ce que tu dis.
— Je fais attention depuis dix ans, colonel.
Elle sortit alors une vieille photo pliée de sa poche. On y voyait huit hommes en uniforme devant un hélicoptère. Son père était au centre.
Mais dans un coin de la photo, presque caché, on reconnaissait clairement le jeune Walker.
— Mon père a laissé une lettre à ma mère. Une vraie lettre. Pas celle qu’on lui a remise après sa mort. Dans cette lettre, il disait que quelqu’un les avait trahis. Que leur position avait été vendue avant la mission.
Walker ne respirait presque plus.
— Olivia…
— Il a aussi écrit un nom.
Lance sentit son ventre se nouer.
Lire la suite sur la page suivante >>