Des motards peignaient en rose la maison de ma mère décédée à 4 heures du matin et je n’en connaissais aucun

Elle n’était tout simplement pas là pour le voir.

Mais parfois, le lundi après-midi, quand la cuisine est pleine, que les motards rient et que la lumière qui entre par la fenêtre est parfaite, je la sens.

Pas de façon surnaturelle. Dans la façon dont les épices sont disposées. Dans le fait que la chaise en bout de table reste vide parce que personne ne veut s’y asseoir. Dans le fait que Walt dit « ta maman » au lieu de « ta mère » parce que c’est ce qu’elle était.

Elle est présente dans chaque recoin de cette maison rose. Dans chaque repas que je cuisine. Dans chaque lundi qui passe.

Elle est là.

Moi aussi.

Enfin.