Lentement.
Comme s’il refusait d’y croire… mais ne pouvait pas détourner le regard.
— « Tu mens. Mon fils est au palais. »
Le jeune homme a tourné légèrement la tête.
Vers les soldats.
Vers le château au loin.
— « Non. Celui que vous avez élevé… est innocent. Mais il n’est pas celui que vous attendez. »
Chaque mot frappait comme un coup.
La reine a commencé à pleurer.
Silencieusement.
Parce qu’elle savait.
Elle savait que le moment était arrivé.
— « Dis-moi ton nom. » a exigé le roi.
— « On m’appelle Néo. »
— « Qui t’a élevé ? »
Un léger sourire est apparu sur son visage.
— « Ceux qui sauvent, pas ceux qui abandonnent. »
Le coup était direct.
Le roi a tremblé.
De rage.
Ou de honte.
Personne ne savait.
— « Tu es à moi. » a-t-il lâché.
— « Non. »
La réponse est tombée immédiatement.
Sans peur.
— « Un enfant n’appartient pas à quelqu’un qui l’a laissé mourir. »
Le silence est devenu lourd.
Insupportable.
Puis…
un mouvement.
La reine s’est avancée.
En tremblant.
Chaque pas semblait lui coûter toute son âme.
Elle s’est arrêtée à quelques mètres de lui.
Elle n’osait pas le regarder.
— « C’est… vrai ? »
Sa voix était brisée.
— « C’est toi… ? »
Le jeune homme l’a regardée.
Longuement.
Pas de colère.
Pas de haine.
Juste… une tristesse profonde.
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